Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a prononcé ce 30 décembre un discours à la nation devant les deux chambres du Parlement réunies au Palais des Nations à Alger, dans lequel il a réaffirmé les grandes orientations de l’État, plaçant la justice sociale, le dialogue politique et la relance économique au cœur de l’action publique.
S’adressant aux députés et aux membres du Conseil de la nation, le chef de l’État a rappelé son attachement aux engagements pris devant le peuple algérien, soulignant que « la volonté politique reste intacte » et que les réformes engagées se poursuivront sans relâche. Il a notamment annoncé l’ouverture prochaine d’un dialogue politique avec les partis, précisant que celui-ci débutera après l’adoption de la loi organique relative aux formations politiques.
« Je demeure fidèle à mon engagement d’instaurer un dialogue politique sérieux et responsable », a déclaré le président, ajoutant que toutes les conclusions issues de ce cadre de concertation seront appliquées.
L’État social, un choix irréversible
Sur le plan social, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé que l’Algérie ne renoncera pas à son caractère d’État social, un principe hérité, a-t-il rappelé, de la Révolution du 1er Novembre 1954. « Nous ne renoncerons jamais à ce choix fondateur », a-t-il insisté, soulignant que la justice sociale demeure au cœur des politiques publiques.
Le chef de l’État a rappelé les efforts consentis pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, citant notamment les aides sociales, la politique de subventions, le soutien aux secteurs du logement, de la santé et de l’éducation, ainsi que la protection des catégories vulnérables. « Il n’existe aucun pays au monde qui consacre autant de moyens à la protection sociale que l’Algérie », a-t-il affirmé.
Pouvoir d’achat et relance économique
Évoquant la situation économique, le président Tebboune a assuré que le pouvoir d’achat reste une priorité gouvernementale. Il a rappelé que, malgré une conjoncture internationale difficile, l’État a maintenu les hausses salariales, créé plus de 82 000 emplois et poursuivi le soutien aux produits de première nécessité.
« En 2019, certains affirmaient que le pays ne pourrait plus payer les salaires. Aujourd’hui, nous prouvons le contraire », a-t-il déclaré, soulignant que l’économie nationale connaît une dynamique nouvelle, portée par la relance de l’investissement et de la production nationale.
Le président a indiqué que plus de 19 000 projets d’investissement sont actuellement enregistrés, représentant une valeur globale de plus de 8 200 milliards de dinars et générant près de 500 000 emplois. Il a également précisé que le secteur industriel contribue désormais à hauteur de 10 % au produit intérieur brut, avec pour objectif d’atteindre 13 % à moyen terme.
Industrie, agriculture et souveraineté économique
Abordant le dossier industriel, Abdelmadjid Tebboune a mis en avant la relance de secteurs stratégiques, citant notamment le projet de la mine de fer de Gara Djebilet, qualifié de « projet structurant d’envergure mondiale ». Il a également évoqué le développement des start-up, dont le nombre dépasse désormais les 13 000, certaines ayant déjà acquis une reconnaissance internationale.
Concernant l’agriculture, le président a reconnu les avancées réalisées tout en appelant à davantage d’efforts, notamment dans la filière des viandes, afin de réduire la dépendance aux importations. « Les ressources destinées à l’importation doivent bénéficier aux enfants de l’Algérie », a-t-il martelé.
Relations extérieures et positionnement régional
Sur le plan diplomatique, le chef de l’État a réaffirmé la solidité des relations entre l’Algérie et la Tunisie, dénonçant toute tentative de semer la discorde entre les deux pays. « Quiconque touche à la Tunisie touche à l’Algérie », a-t-il affirmé, saluant au passage la solidité des liens historiques entre les deux peuples.
Enfin, Abdelmadjid Tebboune a réitéré la position constante de l’Algérie en faveur de la cause palestinienne, soulignant que le pays ne déviera jamais de ses principes en matière de solidarité et de défense des peuples opprimés.










