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Affaire de la privatisation : Abdelhamid Temmar condamné à 15 ans de prison ferme

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15 ans de prison ferme contre Abdelhamid Temmar dans une affaire de corruption

Le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a prononcé, mardi, de lourdes peines à l’encontre des accusés poursuivis dans l’affaire de corruption liée à des opérations de privatisation.

Selon le verdict rendu par la juge de la deuxième section du pôle économique et financier, l’ancien ministre des Participations et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, a été condamné à une peine de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8 millions de dinars. La justice a également décidé du maintien du mandat d’arrêt international émis à son encontre.

L’homme d’affaires propriétaire de la société à responsabilité limitée « Ikhlass », spécialisée dans les minoteries et les produits alimentaires, identifié par les initiales « Y.M. », a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 4 millions de dinars. Le tribunal a également ordonné la confiscation de l’ensemble de ses biens.

Dans la même affaire, l’ancien président-directeur général de la Société de gestion des participations (SGP), identifié par les initiales « S.R. », ainsi que l’ancien PDG des Moulins de Tiaret, « T.A. », ont chacun écopé de trois ans de prison ferme et d’une amende d’un million de dinars.

Par ailleurs, la société « Ikhlass », poursuivie en tant que personne morale dans cette affaire, a été condamnée à une amende de 32 millions de dinars.

S’agissant des réparations civiles, le tribunal a condamné Abdelhamid Temmar à verser un milliard de dinars algériens à titre de dédommagement. Les autres accusés reconnus coupables ont, pour leur part, été condamnés solidairement au paiement d’un milliard de dinars au titre des préjudices subis par le Trésor public du fait des faits de corruption retenus à leur encontre.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre des dossiers de corruption liés à la gestion et aux opérations de privatisation d’entreprises publiques, examinés ces dernières années par la justice économique et financière.

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