L’Algérie et la France ont convenu, à Alger, de relancer leur coopération sécuritaire à un niveau élevé, à l’issue de la visite de deux jours effectuée par le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, marquée notamment par son entretien avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Au terme de cette visite, le responsable français a indiqué avoir mené une série de réunions de travail avec son homologue algérien, Saïd Sayoud, ainsi qu’avec les responsables sécuritaires des deux pays, en vue de réactiver les mécanismes de coopération dans les domaines judiciaire, policier et du renseignement.
Une démarche fondée sur le dialogue et le respect mutuel
Ces échanges interviennent dans un contexte marqué par des tensions diplomatiques entre les deux pays qui durent depuis le 30 juillet 2024. Les discussions ont permis d’engager une dynamique visant à normaliser et à renforcer les relations bilatérales dans le domaine sécuritaire, sur la base du respect des cadres convenus entre les deux États.
Selon les déclarations du ministre français, les deux parties ont travaillé à « densifier » la coopération existante et à en améliorer les mécanismes opérationnels.
La question des réadmissions abordée
La question des réadmissions de ressortissants algériens en situation irrégulière en France a également figuré parmi les points examinés lors des entretiens. À ce sujet, M. Nuñez a indiqué que des échanges avaient eu lieu afin d’améliorer la coordination entre les services compétents des deux pays.
Les autorités algériennes, attachées au respect de la souveraineté nationale et des procédures établies, ont réaffirmé leur disponibilité à poursuivre le dialogue dans un cadre concerté et équilibré.
Vers un apaisement progressif
La visite du ministre français de l’Intérieur s’inscrit dans une séquence de contacts visant à restaurer un climat de confiance entre Alger et Paris. Les deux parties ont exprimé leur volonté de maintenir le dialogue au plus haut niveau, notamment sur les questions liées à la sécurité et à la gestion des flux migratoires.
Cette relance de la coopération sécuritaire traduit une volonté commune de traiter les dossiers d’intérêt partagé à travers des mécanismes institutionnels consolidés et un dialogue franc entre partenaires.










