Le Festival international du court métrage de Timimoun (TISFF) franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur du cinéma algérien avec le lancement de la Résidence créative Anis Djaâd (GOURARALAB), un laboratoire national destiné à accompagner le développement de projets de courts métrages de fiction. Baptisée du nom du regretté réalisateur et scénariste algérien Anis Djaâd, cette initiative vise à offrir un cadre professionnel aux jeunes auteurs afin de transformer leurs idées en projets cinématographiques aboutis.
Au-delà de l’organisation d’un rendez-vous annuel consacré au court métrage, le Festival entend ainsi s’inscrire durablement dans une démarche de formation et d’accompagnement des talents émergents. La résidence a pour objectif de renforcer les compétences des réalisateurs et scénaristes, depuis les premières étapes de l’écriture jusqu’à la présentation de leurs projets devant des professionnels du secteur.
Selon les organisateurs, cette initiative constitue également un hommage à Anis Djaâd, dont le parcours artistique a toujours placé l’écriture et le développement du scénario au cœur de la création cinématographique. Le laboratoire ambitionne de prolonger cette vision en proposant un programme structuré associant mentorat, ateliers de développement et accompagnement personnalisé.
La résidence est ouverte aux réalisateurs et scénaristes algériens, résidant en Algérie ou à l’étranger, porteurs d’un projet de court métrage de fiction dont le tournage n’a pas encore débuté. Les projets de fiction, d’animation ou les œuvres hybrides à dominante fictionnelle sont éligibles, à condition qu’ils soient encore au stade du traitement.
Le programme se déroulera en trois étapes. La première phase, prévue à Alger, sera consacrée au développement du projet, au travail d’écriture et à la définition de la vision cinématographique. Les participants se retrouveront ensuite à Tinerkouk, où ils finaliseront leurs scénarios ainsi que leurs dossiers artistiques et de production. Enfin, Timimoun accueillera la dernière étape avec la présentation des projets devant des professionnels, des rencontres individuelles (one-to-one) et un accompagnement qui se poursuivra jusqu’en 2027.
Tout au long de la résidence, les candidats bénéficieront d’un encadrement couvrant les différents aspects du développement d’un film : écriture scénaristique, dramaturgie, construction des personnages, réalisation, production, préparation des dossiers de financement et techniques de présentation (pitch) devant des producteurs et partenaires potentiels.
À l’issue du programme, le Festival attribuera la Bourse Anis Djaâd de développement au projet le plus prometteur. Cette distinction offrira un accompagnement en réécriture, en production, en recherche de financements, ainsi qu’un appui juridique, artistique et stratégique destiné à accompagner le film jusqu’à sa diffusion et sa projection lors de l’édition 2027 du Festival international du court métrage de Timimoun.
Les candidatures seront ouvertes du 1er août au 1er septembre 2026, la clôture des dépôts étant fixée au 1er septembre à 23 h 59 (heure d’Algérie).
À travers la création de cette résidence, le Festival international du court métrage de Timimoun confirme son ambition de dépasser le cadre de la seule compétition cinématographique pour devenir un véritable acteur du développement de la jeune création nationale. En investissant dans l’accompagnement des auteurs dès la phase d’écriture, il entend contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes et renforcer les conditions de production d’œuvres algériennes susceptibles de rayonner sur les scènes nationales et internationales.










