Une grande figure de la guerre de Libération nationale s’en est allée. Le moudjahid Akli Mohand Saïd, ancien officier de l’Armée de libération nationale (ALN) et fils du légendaire colonel Mohand Oulhadj, est décédé mardi en fin d’après-midi à l’âge de 93 ans.
L’annonce de son décès a été faite à travers un faire-part publié par sa famille ainsi que par la Fondation Colonel Mohand Oulhadj, une institution dédiée à la mémoire historique qu’il présidait avec dévouement.
Un parcours ancré dans la Révolution et la mémoire
Acteur majeur du bureau de la wilaya de Tizi-Ouzou de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Dda Mohand Saïd portait l’héritage d’une famille d’exception. Issu d’un foyer entièrement dévoué à la cause nationale, il avait combattu dans les maquis de la Wilaya III historique sous le commandement de son père, le colonel Mohand Oulhadj, figure emblématique et dernier chef de cette même région militaire.
Au-delà de son engagement armé durant le combat libérateur, Akli Mohand Saïd s’était également investi avec conviction dans l’effort de reconstruction nationale au lendemain de l’indépendance, puis dans la préservation de la mémoire historique à travers ses responsabilités professionnelles et associatives.
L’hommage de la famille révolutionnaire
La disparition de cet ancien officier de l’ALN a suscité une vive émotion au sein de la communauté nationale et locale :
- Les autorités locales : Le wali de Tizi-Ouzou, Aboubakr Essedik Boucetta, a adressé ses plus sincères condoléances à la famille du défunt et à l’ensemble de la famille révolutionnaire.
- Le secteur des Moudjahidine : Le directeur de wilaya, Fateh Hamouche, s’est exprimé au nom du ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, pour saluer le parcours exemplaire d’un « cadre de la nation ».
- Les acteurs associatifs : L’Association des enfants de moudjahidine de Tizi-Ouzou ainsi que Djouzi Meziane, fondateur de l’Association des fils et filles de chahids, ont rendu un hommage appuyé à un « moudjahid authentique, un homme sage, sociable et d’une grande humilité ». Djouzi Meziane a rappelé le sacrifice ultime de cette famille de Bouzeguène, où le père avait engagé l’ensemble de ses enfants au maquis pour la liberté de l’Algérie.
Un pan d’histoire qui s’éteint
Avec le départ de Dda Mohand Saïd, c’est un témoin direct et privilégié de la guerre de Libération et de l’histoire de la Wilaya III qui s’éteint, rappelant la disparition progressive de cette génération d’exception qui a façonné l’Algérie contemporaine.
Selon les informations transmises par la Fondation Colonel Mohand Oulhadj, l’inhumation aura lieu ce jeudi 1er octobre 2026 à 11h30, au cimetière de son village natal à Bouzeguène.





