Le président américain Donald Trump a multiplié lundi les déclarations contradictoires au sujet de la guerre menée contre l’Iran aux côtés d’Israël, évoquant à la fois une issue « bientôt » proche du conflit tout en menaçant d’intensifier les bombardements si Téhéran ne cède pas.
S’exprimant lors d’une conférence de presse dans son complexe de golf de Doral, en Floride, le dirigeant américain a affirmé que la guerre pourrait se terminer rapidement. « Cela va se terminer bientôt », a-t-il déclaré, tout en assurant que les États-Unis poursuivraient leurs opérations militaires si nécessaire.
« Je ne laisserai pas un régime terroriste tenir le monde en otage et tenter de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole. Et si l’Iran fait quelque chose dans ce sens, il subira des bombardements beaucoup plus puissants », a-t-il averti.
Dans le même temps, Donald Trump a minimisé l’ampleur de l’intervention militaire. Devant des parlementaires républicains réunis à Doral, il a parlé d’« une opération de courte durée », expliquant que les États-Unis avaient mené certaines actions pour « neutraliser des cibles précises ».
Lors d’un entretien téléphonique avec une journaliste de la chaîne américaine CBS, le président américain a même estimé que « la guerre est quasiment terminée », affirmant que l’offensive était « en avance » sur le calendrier initial de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant.
Plus de 5 000 cibles bombardées
Malgré ces déclarations sur une possible désescalade, Donald Trump a également insisté sur la poursuite des opérations militaires. Selon lui, plus de 5 000 cibles ont été bombardées depuis le début de l’offensive.
« Nous avons déjà remporté des succès sur plusieurs plans, mais nous continuerons jusqu’à la victoire ultime », a-t-il déclaré, ajoutant que certaines cibles majeures n’avaient pas encore été visées.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Dans ses déclarations, Donald Trump a également évoqué la possibilité pour les États-Unis de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole.
Le trafic maritime y est fortement perturbé depuis le début du conflit, faisant planer des incertitudes sur l’approvisionnement énergétique mondial.
Des objectifs encore flous
Washington affirme vouloir neutraliser le programme nucléaire iranien et ses capacités balistiques, mais les déclarations du président américain laissent entrevoir des ambitions plus larges, certains responsables américains évoquant ouvertement un changement de régime à Téhéran.
Dans ce contexte, les déclarations contradictoires de Donald Trump entretiennent l’incertitude sur l’évolution de ce conflit, dont les répercussions économiques et géopolitiques se font déjà sentir à l’échelle mondiale.










