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L’artiste Hana Mansour dénonce l’utilisation de son image par « Le Point »

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L'artiste Hana Mansour dénonce l’utilisation de son image par « Le Point »

L’actrice et créatrice de contenu algérienne Hana Mansour, connue sur Instagram sous le pseudonyme « Rexleur », affirme n’avoir donné aucune autorisation pour l’utilisation de sa photographie afin d’illustrer une chronique de Kamel Daoud publiée par le magazine français «Le Point». Elle demande le retrait immédiat de l’image et se réserve le droit d’engager des démarches judiciaires.

Hana Mansour réagit publiquement à l’utilisation de son image dans une publication du magazine français Le Point consacrée à l’Algérie. Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, l’actrice affirme que sa photographie a été utilisée sans son autorisation pour illustrer une chronique de l’écrivain et chroniqueur Kamel Daoud.

Le texte concerné, publié sous le titre « Monologue imaginaire d’une Franco-Algérienne », est présenté par Le Point comme une chronique littéraire. Kamel Daoud y imagine, à la première personne, les pensées d’une Franco-Algérienne confrontée à la question de la double appartenance entre la France et l’Algérie.

« Je n’ai été ni sollicitée ni consultée »

Dans son communiqué, Hana Mansour affirme n’avoir été « ni sollicitée ni consultée » concernant l’utilisation de la photographie. Elle précise surtout qu’elle refuse que son image soit associée « de quelque manière que ce soit » au contenu ou à la ligne éditoriale de l’article. « L’utilisation de mon image dans un contexte que je n’ai pas choisi et auquel je n’ai donné aucun accord constitue, à mes yeux, une atteinte à mon droit à l’image et à mon droit de contrôler l’utilisation de celle-ci », écrit-elle.

La comédienne demande en conséquence « le retrait immédiat de cette photographie de l’article et de tout support lié à sa publication ». Elle indique enfin se réserver « le droit d’engager toute démarche et action judiciaire » qu’elle jugera nécessaire afin de faire respecter ses droits.

Une photographie associée à un « monologue imaginaire »

La réaction de Hana Mansour porte donc sur l’utilisation de sa photographie et non sur le contenu de la chronique en elle-même.

Dans son texte, Kamel Daoud donne, avec ses propres biais rejetés par une grande partie des Algériens, la parole à une narratrice fictive qui évoque notamment son rapport à la France, à l’Algérie, à ses origines et à la liberté. Le titre de la chronique précise son caractère imaginaire.

L’utilisation de la photographie d’une personne réelle pour accompagner ce récit est précisément ce que conteste Hana Mansour, qui affirme ne pas avoir consenti à cette association.

Hana Mansour, de « Rexleur » à l’écran

Connue sur Instagram sous le nom de Rexleur, Hana Mansour s’est fait connaître comme créatrice de contenu avant de poursuivre une carrière dans le cinéma et la télévision.

Dans une interview accordée à L’Expression en 2023, elle racontait avoir commencé comme mannequin avant de se tourner vers la comédie et la réalisation. Elle avait notamment créé avec une photographe les mini-épisodes de « Soumia et Fifi », avant de décrocher des rôles dans des productions audiovisuelles, dont la série « El Dama ».

Elle figure également au casting du film «Première ligne» de Merzak Allouache et elle crève l’écran dans les films Poupiya et Roqia.

Avec cette prise de position, l’actrice demande désormais publiquement que la photographie soit retirée de la publication de Le Point et de tout support qui lui serait lié, tout en laissant ouverte la possibilité d’une action judiciaire.

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Texte intégral du communiqué de Hana Mansour

Je dénonce l’utilisation de mon image, sans mon autorisation, dans le cadre d’un article publié par un média français portant sur l’Algérie.

Je tiens à préciser que je n’ai été ni sollicitée ni consultée concernant l’utilisation de cette photographie et que je refuse que mon image soit associée, de quelque manière que ce soit, au contenu ou à la ligne éditoriale de cet article.

L’utilisation de mon image dans un contexte que je n’ai pas choisi et auquel je n’ai donné aucun accord constitue, à mes yeux, une atteinte à mon droit à l’image et à mon droit de contrôler l’utilisation de celle-ci.

Je demande donc le retrait immédiat de cette photographie de l’article et de tout support lié à sa publication.

Je me réserve par ailleurs le droit d’engager toute démarche et action judiciaire que je jugerai nécessaire afin de faire respecter mes droits.

HANA MANSOUR

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