Le président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, entamera, demain, dimanche une visite de fraternité et de travail en Algérie, à l’invitation du président de la République Abdelmadjid Tebboune, a indiqué ce samedi 14 février un communiqué de la Présidence de la République.
Prévue les 15 et 16 février, cette visite s’inscrit dans un contexte régional marqué par d’importantes recompositions politiques au Sahel et par la volonté affichée d’Alger de consolider son rôle d’acteur stabilisateur dans son voisinage immédiat. Le chef de l’État nigérien sera accompagné d’une importante délégation, traduisant l’importance stratégique accordée par les deux capitales à ce déplacement.
Selon le communiqué, cette rencontre vise à « renforcer les liens de fraternité, de coopération et de bon voisinage » entre les deux pays frères, dans le cadre d’une nouvelle dynamique destinée à valoriser au mieux leurs capacités et potentialités respectives, au profit des peuples algérien et nigérien.
Cette visite intervient dans un contexte de décrispation diplomatique entre Alger et Niamey, après une crise qui avait conduit au rappel des ambassadeurs des deux côtés en avril 2025 à la suite d’un incident sécuritaire avec le Mali et des tensions au Sahel. Après près de dix mois de rupture, les relations bilatérales ont connu un retournement significatif cette semaine : l’ambassadeur nigérien a repris ses fonctions à Alger le 12 février, et le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné le retour « immédiat » de l’ambassadeur algérien à Niamey, marquant un apaisement diplomatique et la relance du dialogue politique au plus haut niveau entre les deux pays frère
Au-delà du volet bilatéral — qui devrait porter notamment sur la coopération sécuritaire, énergétique et les projets de développement dans les zones frontalières — la visite constituera également une opportunité pour examiner les questions politiques liées au continent africain, en général, et au voisinage sahélo-saharien en particulier.
Ce déplacement intervient alors que l’Algérie multiplie les initiatives diplomatiques en direction des pays du Sahel, réaffirmant son attachement aux principes de souveraineté, de non-ingérence et de règlement politique des crises régionales.










