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Législatives du 2 juillet : un documentaire revient sur un projet du MAK visant à perturber le scrutin en Kabylie

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Législatives du 2 juillet : un documentaire revient sur un projet de perturbation du scrutin en Kabylie

Un documentaire consacré au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), diffusé samedi soir par plusieurs médias publics, revient sur les activités de six personnes présentées comme membres de cette organisation et sur un projet présumé visant à perturber le déroulement des élections législatives du 2 juillet, notamment en Kabylie.

Le film, intitulé « L’organisation terroriste MAK… un nouvel échec de son agenda subversif », s’appuie notamment sur les déclarations de six personnes présentées comme impliquées dans les activités du mouvement. Selon le documentaire, quatre d’entre elles sont de nationalité marocaine et résidaient illégalement en Algérie.

D’après les éléments exposés dans le film, ces personnes étaient actives durant la période précédant les élections législatives afin d’inciter au boycott du scrutin et de tenter d’en perturber le déroulement dans plusieurs localités de Kabylie.

Le documentaire affirme que les services de la Direction centrale de la sécurité de l’Armée (DCSA) ont permis de déjouer ces tentatives. Les réseaux sociaux auraient notamment servi à organiser des échanges et des réunions virtuelles entre des personnes présentes en Algérie et d’autres membres du mouvement établis à l’étranger.

Parmi les personnes interrogées figure Hakim Hamama, originaire de la wilaya de Tizi Ouzou. Celui-ci affirme avoir été en contact, via différentes applications de messagerie et réseaux sociaux, avec des membres du MAK établis notamment au Canada et en France.

Il évoque notamment des échanges avec Boualem Afer, Zouhir Abdelli, dit « Las At Moussa », et Hassane Ath Omar Ouali. Selon ses déclarations, ces contacts visaient notamment à promouvoir le boycott des élections législatives en Kabylie.

Hakim Hamama affirme également avoir participé à des groupes privés sur WhatsApp, utilisant notamment un numéro étranger, ainsi qu’à des rencontres virtuelles avec plusieurs personnes établies à l’étranger. Il cite notamment Aksel Bellabbaci, Djamel Gouiri et Azouaou Ath Kaci.

Toujours selon son témoignage, des consignes lui avaient été transmises pour appeler au boycott et tenter d’empêcher le déroulement du scrutin dans la région.

Des relais présumés au Maroc

Le documentaire évoque également un volet financier et logistique impliquant, selon les témoignages recueillis, des ressortissants marocains présents illégalement en Algérie.

Fatah Karim, qui affirme avoir séjourné au Maroc, déclare avoir intégré durant cette période une cellule composée notamment de Djamel Azaim, Zergag El Hadi et Aksel Bellabbaci. Il affirme que celle-ci avait pour objectif de diffuser des contenus qualifiés de « subversifs et séparatistes ».

Selon son témoignage, des fonds avaient également été acheminés depuis le Maroc afin de soutenir les activités de membres du mouvement.

Le documentaire présente par ailleurs les déclarations de quatre ressortissants marocains : Mohamed El Hour, Hamid Katoua, Mohamed Messaad et Khaled El Zahiri.

Mohamed El Hour, présenté comme originaire de la région de Kalaat Sraghna, près de Marrakech, apparaît notamment dans une photographie prise en Libye, une arme à feu à la main. Il affirme avoir apporté son soutien à des membres du MAK actifs en Algérie et au Maroc.

Les quatre hommes expliquent leur présence en Algérie par la recherche de meilleures conditions de vie. Mohamed El Hour évoque notamment les difficultés économiques et sociales rencontrées au Maroc, tandis que les autres personnes interrogées disent avoir quitté leur pays à la recherche d’opportunités et d’une situation plus stable.

Des regrets exprimés

À la fin du documentaire, Hakim Hamama et Fatah Karim expriment des regrets concernant leur implication présumée dans ces activités.

Ils affirment avoir été influencés par ce qu’ils décrivent comme une propagande du MAK et mettent en garde, dans leurs déclarations, contre les risques d’embrigadement, notamment auprès des jeunes.

Le documentaire présente ainsi ces témoignages comme la confirmation d’une tentative visant à exploiter les réseaux sociaux et certains relais présents en Algérie et à l’étranger afin d’influencer le déroulement des élections législatives du 2 juillet.

Le film doit être rediffusé ce dimanche sur AL24 News et Ennahar TV.

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