Le Front de libération nationale (FLN) est arrivé en tête des élections législatives du 2 juillet 2026, selon les résultats provisoires annoncés ce lundi par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Le parti obtient 90 sièges, devant le Rassemblement national démocratique (RND) avec 73 sièges et le Front El Moustakbal, qui décroche 59 sièges.
Le FLN remporte 85 sièges sur le territoire national, auxquels s’ajoutent 5 sièges de la diaspora, portant son total à 90 élus. Le RND obtient 71 sièges en Algérie et 2 à l’étranger, tandis que le Front El Moustakbal totalise 57 sièges sur le territoire national et 2 au sein de la communauté nationale établie à l’étranger.
Une participation qui reste très faible
L’ANIE a annoncé un taux de participation provisoire de 21,24 % sur le territoire national. Ce chiffre ne prend toutefois pas en compte les électeurs de la diaspora, dont les résultats ont été présentés séparément.
Or, la participation enregistrée parmi les Algériens établis à l’étranger n’a atteint que 10,75 %. Une fois intégrée au calcul national global, elle devrait donc faire baisser davantage le taux de participation final, déjà particulièrement faible.
L’Autorité électorale a également fait état d’un nombre important de bulletins annulés : plus de 910 000 bulletins nuls ont été recensés sur le territoire national, auxquels s’ajoutent plus de 12 000 au niveau de la diaspora.
Une Assemblée plus jeune, mais moins féminisée
La future Assemblée populaire nationale comptera 128 députés âgés de moins de 40 ans, traduisant une progression de la représentation des jeunes.
En revanche, la présence des femmes recule. Seules 23 femmes ont été élues, contre 34 dans l’Assemblée sortante, confirmant une baisse de la représentation féminine au sein de l’hémicycle.
Répartition provisoire des principales formations
- FLN : 90 sièges (85 sur le territoire national + 5 diaspora)
- RND : 73 sièges (71 + 2)
- Front El Moustakbal : 59 sièges (57 + 2)
Ces résultats demeurent provisoires, en attendant leur validation définitive conformément aux procédures prévues par la loi électorale.
Au-delà de la recomposition de l’Assemblée, c’est surtout le niveau de participation qui retient l’attention. Avec 21,24 % sur le seul territoire national, un taux appelé à diminuer une fois les suffrages de la diaspora intégrés au calcul global, ces législatives enregistrent l’une des plus faibles mobilisations électorales de ces dernières années. Le nombre élevé de bulletins nuls vient également alimenter les interrogations sur le rapport des électeurs au scrutin.










