La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet s’est officiellement achevée le 28 juin soir, ouvrant trois jours journée de silence électoral avant l’ouverture des bureaux de vote. Les électeurs sont appelés à renouveler les 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Au terme de trois semaines de campagne, les activités organisées par les partis politiques et les candidats se sont déroulées dans un contexte marqué par une visibilité relativement limitée. Dans plusieurs villes, les affiches électorales sont restées peu nombreuses et les rassemblements n’ont pas toujours suscité une forte affluence.
Parallèlement, l’actualité sportive, dominée par la participation de l’équipe nationale à la Coupe du monde 2026, a largement retenu l’attention du public et animé les échanges sur les réseaux sociaux. Les rencontres des Verts ont occupé une place importante dans l’actualité quotidienne, reléguant souvent les débats électoraux au second plan.
Cependant, des séquences de campagne ont circulé et suscité des réactions sur les plateformes numériques .
La participation au cœur des attentes
En amont du scrutin, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a procédé à l’examen des dossiers de candidature conformément aux dispositions de la loi électorale. Plusieurs listes et candidatures n’ont pas été retenues à l’issue de cette procédure, tandis que différentes formations politiques ont exprimé leurs réserves sur certaines décisions de validation.
Durant la campagne, les principaux partis en lice, parmi lesquels le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Parti des travailleurs (PT) et d’autres formations, ont multiplié les appels à la participation, invitant les citoyens à exercer leur droit de vote.
Au-delà de la composition de la future Assemblée populaire nationale, l’un des principaux indicateurs qui retiendra l’attention à l’issue du scrutin sera le taux de participation.
Lors des élections législatives de 2021, la participation officielle s’était établie à près de 23 % des électeurs inscrits, constituant l’un des taux les plus faibles enregistrés pour ce type de scrutin en Algérie. Les résultats de l’élection du 2 juillet permettront ainsi de mesurer le niveau de mobilisation des électeurs quatre ans après ce précédent rendez-vous électoral.
Les premières tendances devraient être connues dès la fermeture des bureaux de vote, avant l’annonce des résultats provisoires par l’Autorité nationale indépendante des élections.










