Au terme d’un spectaculaire match nul (3-3) entre l’Algérie et l’Autriche, synonyme de qualification pour les deux sélections en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur autrichien Ralf Rangnick a rejeté toute idée d’un arrangement tacite entre les deux équipes.
Encore marqué par le scénario renversant de la rencontre, le technicien allemand a insisté sur l’intensité du spectacle offert aux supporters. « Pourquoi après un match aussi passionnant, avec autant de rebondissements, y aurait-il eu autre chose ? Pour être honnête, ce match aurait pu se terminer sur un score de 6-6 tant les deux équipes se sont créées d’occasions », a-t-il souligné.
Interrogé sur la possible volonté des Algériens de s’imposer pour éviter certains adversaires ou pour laver l’affront historique du « match de la honte » de 1982, Rangnick s’est montré sceptique. Selon lui, rien dans le comportement des joueurs algériens durant le dernier quart d’heure n’indiquait une détermination absolue à aller chercher la victoire. Il a toutefois reconnu que la joie des Fennecs après leur troisième but était parfaitement normale.
Le sélectionneur autrichien a également salué la qualité de la sélection algérienne. « L’Algérie a joué exactement comme nous l’attendions, avec beaucoup de solutions techniques et une grande capacité à se projeter dans les zones dangereuses », a-t-il expliqué, reconnaissant que son équipe avait souvent souffert dans les demi-espaces et qu’elle devra progresser défensivement avant d’affronter l’Espagne.
Rangnick a également évoqué les conditions climatiques particulièrement difficiles. Il a admis que son équipe avait peut-être sous-estimé la chaleur humide, ce qui l’a conduit à effectuer trois changements dès la pause afin d’apporter davantage de fraîcheur et de contrôle au milieu de terrain.
Désormais tourné vers le prochain défi face à l’Espagne, le sélectionneur autrichien estime que son équipe n’a « rien à perdre » et devra évoluer « à son niveau maximal » pour espérer créer l’exploit.
Enfin, l’ancien entraîneur de Manchester United a félicité son homologue algérien, Vladimir Petković, pour cette qualification et pour le futur duel contre la Suisse, l’ancien pays du technicien bosnien. Toujours sous le choc des événements des dernières secondes, Rangnick a avoué avoir encore du mal à réaliser : « Quand je repense à ces 90 dernières secondes, j’ai encore du mal à croire ce qu’il s’est passé. » Une phrase qui résume parfaitement la folie d’une soirée que ni les Algériens ni les Autrichiens n’oublieront de sitôt.










