Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a abordé plusieurs questions institutionnelles et sociales lors de sa rencontre périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales.
Le chef de l’État a reconnu l’existence de dysfonctionnements dans l’application de certains articles de la Constitution, justifiant la nécessité d’un « amendement technique ». Il a annoncé qu’un dialogue sera engagé avec les formations politiques représentatives après l’adoption de la loi sur les partis, en vue de discuter d’un « projet de société ».
Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé que la liberté d’expression est « garantie par la Constitution », tout en rejetant les discours d’insulte, de diffamation ou de division, avertissant que l’État ne tolérera aucun « usage abusif » de cette liberté au nom de la cohésion nationale.
Évoquant la situation des Algériens établis à l’étranger, le président de la République a précisé que des mesures de régularisation concernent l’ensemble des citoyens en situation précaire, à l’exception de ceux impliqués dans des faits d’atteinte aux intérêts du pays, qui relèveront de la justice. Il a rejeté tout lien entre ces mesures et les obligations de quitter le territoire français (OQTF). « Les OQTF ne nous concernent pas, ils concernent le pays d’accueil », a-t-il souligné
Sur le plan social, le chef de l’État a évoqué la possibilité d’une nouvelle politique de soutien social d’ici la fin de l’année, fondée sur la numérisation et encadrée par une commission nationale regroupant partis et syndicats. Il a réaffirmé l’attachement de l’État à la gratuité de l’enseignement et des soins de santé, appelant à préserver ces acquis et à lutter contre toutes les formes de gaspillage.
Concernant les débats autour du code de la route, Abdelmadjid Tebboune a salué la maturité du peuple algérien et l’efficacité des institutions face aux tentatives de provocation et de désinformation.










