La deuxième édition des Journées Ben Ghattaf du théâtre se tiendra du 10 au 14 octobre au Théâtre régional Mohamed Ben Ghattaf de Naâma. Cinq jours durant lesquels spectacles, ateliers, master class et rencontres académiques investiront la scène pour interroger autant la création théâtrale que la formation du comédien.
La scène ne sera pas le seul espace d’expression lors de cette deuxième édition des Journées Ben Ghattaf. À Naâma, la manifestation entend également faire de la formation et de la réflexion sur le métier d’acteur des axes à part entière de sa programmation.
Présenté mardi lors d’une conférence de presse au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, le programme prévoit cinq spectacles en compétition, auxquels s’ajoutent des ateliers, une master class consacrée à la scénographie et un colloque consacré au jeu d’acteur, à la formation du comédien et à l’enseignement de l’art dramatique en Algérie.
Selon Ibrahim Djaballah, directeur du Théâtre régional Mohamed Ben Ghattaf de Naâma, l’objectif est ainsi de dépasser le simple enchaînement de représentations pour créer un espace de rencontre entre artistes, chercheurs, enseignants, étudiants et passionnés des arts de la scène.
Cinq spectacles en compétition
Les représentations débuteront le 10 octobre avec « El Mehraz », de l’association Nedjoum El Fen Hassan Hassani de Sidi Bel Abbès.
Le lendemain, le public découvrira « Le Labyrinthe », porté par l’association Jawharat El Masrah wa El Founoun d’Aïn Témouchent. La matinée sera consacrée à une master class sur la scénographie, animée par le Dr Hamza Djaballah, ainsi qu’au lancement d’un atelier de technique vocale encadré par Abdelhakim El Madani.
Le 12 octobre, place à « Nirvana », de la coopérative Sarti Valéry des arts et de la jeunesse de Sidi Bel Abbès.
La quatrième soirée sera consacrée, le 13 octobre, à « Ettalala », de l’association culturelle Tiziri de Jijel. La représentation sera suivie d’une rencontre avec le public. La journée marquera également la clôture de l’atelier de formation et la remise des attestations aux participants.
La compétition prendra fin le 14 octobre avec « Wahid min El Djoumhour », de l’atelier Halm El Fen d’Oran. La soirée de clôture sera également celle de l’annonce des spectacles et équipes distingués.
Deux prix sont prévus : le prix du meilleur spectacle intégré et le prix de l’innovation artistique. Le jury sera présidé par le Dr Mohamed Boukras, avec l’artiste Kada Koubiz et le professeur Aïssa Djekati comme membres.
Le métier d’acteur au cœur des débats
Les 12 et 13 octobre, la manifestation ouvrira également un espace de réflexion avec un colloque consacré aux arts de la scène et à la formation de l’acteur.
Les communications de la première journée aborderont notamment le jeu d’acteur dans les œuvres théâtrales et télévisuelles de Sirat Boumediene, les rapports entre les méthodes de formation et les contraintes du plateau dans le théâtre algérien, ainsi que la relation entre comédien et metteur en scène et la question de l’autonomie de l’acteur dans la construction d’un rôle.
La deuxième journée s’intéressera davantage à la transmission et à la formation, à travers des interventions consacrées à l’enseignement de l’art dramatique et aux expériences de formation dans les établissements spécialisés.
Parmi les intervenants annoncés figurent notamment le Dr Mohamed Boukras, la Dr Leïla Ben Aïcha, directrice de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle, ainsi que le professeur Abdelnacer Khelaf.
Les travaux seront ouverts par Ibrahim Djaballah, directeur du Théâtre régional Mohamed Ben Ghattaf, et le Dr Lakhdar Mansouri, président du colloque. Ils s’achèveront par la lecture des recommandations et la remise de certificats de participation et de distinctions aux enseignants et chercheurs présents.
À travers cette programmation, les Journées Ben Ghattaf veulent installer à Naâma un rendez-vous où la représentation, la transmission et la réflexion sur le théâtre se répondent, avec le comédien et son travail au cœur des cinq jours de la manifestation.





