Éliminée par la Suisse en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, l’Algérie quitte la compétition avec des regrets et une grande déception. En conférence de presse d’après-match, le sélectionneur Vladimir Petkovic a voulu assumer ses responsabilités tout en saluant le parcours de ses joueurs.
Le technicien bosnien a estimé que le scénario du match s’est joué dès la première période. Selon lui, les Verts ont réalisé une excellente entame de rencontre et se sont procuré plusieurs occasions franches sans parvenir à les concrétiser. « Nous avons très bien joué en première mi-temps. Durant les quinze premières minutes, nous étions à un très haut niveau international.
Malheureusement, nous n’avons pas marqué et, à ce niveau, cela se paie », a-t-il déclaré. Petkovic a rendu hommage à la Suisse, qu’il a décrite comme une équipe de grande qualité, plus expérimentée et actuellement supérieure à l’Algérie. Il a reconnu que la sélection helvétique avait su faire preuve d’un réalisme redoutable.
Le sélectionneur a particulièrement insisté sur les insuffisances défensives de son équipe. « À chaque première erreur, nous avons encaissé un but. Avant la Coupe du monde, nous concédions très peu d’occasions, mais ici le niveau est très élevé et nous devons nous adapter et progresser », a-t-il expliqué. Interrogé sur ses choix et sur les difficultés récurrentes de l’équipe à maintenir sa solidité défensive dans les grands rendez-vous, Petkovic a refusé de désigner des coupables. « Si vous voulez que je confesse des erreurs, je prends toute la responsabilité, comme toujours », a-t-il affirmé.
Malgré la déception de l’élimination, le sélectionneur a refusé de parler d’échec sportif. Il a rappelé qu’il s’agissait de la première participation de l’Algérie à une Coupe du monde depuis douze ans et que les Verts ont réussi à franchir la phase de groupes pour seulement la deuxième fois de leur histoire. « Nous voulions faire davantage, mais nous n’étions pas capables de faire plus aujourd’hui et nous devons l’accepter », a-t-il reconnu.
Petkovic a également souligné les nombreux aspects positifs du parcours algérien, évoquant les progrès réalisés depuis son arrivée et les objectifs atteints au cours des deux dernières années. « Je suis très content de ce que mes joueurs ont accompli. Il faut voir le verre à moitié plein. Nous avons connu beaucoup de moments positifs et produit de très bonnes séquences de jeu. » Enfin, l’ancien sélectionneur de la Suisse a insisté sur l’écart d’expérience entre les deux nations. Il a rappelé que la Suisse est présente de manière quasi permanente dans les grandes compétitions internationales, alors que l’Algérie revenait au Mondial après douze ans d’absence. « La Suisse possède aujourd’hui davantage de qualités et d’expérience que nous. Elle l’a démontré et je suis convaincu qu’elle sera encore favorite lors de son prochain match », a-t-il conclu.
Malgré l’élimination, Vladimir Petkovic estime ainsi que cette Coupe du monde constitue une étape importante dans la progression des Verts, appelés désormais à capitaliser sur cette expérience afin de devenir encore plus compétitifs sur la scène internationale.










