L’Algérie est entrée, presque sans bruit mais avec efficacité, dans l’ère de la 5G. Et les premiers chiffres confirment ce que beaucoup pressentaient : le réseau mobile national a changé de dimension. Selon un rapport du spécialiste Ookla, l’année 2025 marque un tournant net dans les performances, avec des débits en forte hausse et une expérience utilisateur profondément transformée.
Concrètement, la vitesse de téléchargement mobile médiane a quasiment doublé en un an, passant de 23,6 Mbit/s en janvier 2025 à plus de 40 Mbit/s en décembre. Une progression rapide, portée par le lancement commercial de la 5G en fin d’année et par une montée en puissance progressive des infrastructures.
Mais c’est surtout à l’échelle des grandes villes que la bascule est la plus visible. Alger franchit un cap symbolique avec des débits dépassant les 100 Mbit/s, s’imposant comme locomotive du très haut débit mobile. Derrière, Sétif, Constantine et Oran suivent le mouvement, avec des performances en nette progression, signe que la dynamique ne se limite pas à la capitale.
Ce saut technologique n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans une stratégie lancée dès 2024 par l’Autorité de régulation de la Poste et des Communications électroniques, sous l’impulsion des pouvoirs publics, permettant aux opérateurs Mobilis, Djezzy et Ooredoo de déployer leurs offres 5G.
Résultat : un marché plus concurrentiel, des investissements massifs et, surtout, une amélioration tangible pour les utilisateurs. Les données les plus récentes, portant sur début 2026, montrent d’ailleurs des niveaux de fiabilité élevés, preuve que le réseau tient la charge.
Reste désormais un enjeu de taille : généraliser ces performances à l’ensemble du territoire et éviter une fracture numérique entre grandes villes et régions moins couvertes. Car si la 5G ouvre une nouvelle ère, son véritable test sera celui de son accessibilité pour tous.










