Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’appel lancé le 11 janvier dernier en direction des jeunes Algériens établis à l’étranger en situation précaire ou irrégulière n’a « absolument rien à voir » avec les obligations de quitter le territoire français (OQTF).
S’exprimant samedi lors de son entretien périodique avec des représentants des médias nationaux, le chef de l’État a précisé que les OQTF relèvent exclusivement des pays d’accueil. « Les OQTF, c’est un problème pour le pays d’accueil », a-t-il déclaré.
Le président de la République a rappelé, à ce titre, que certaines tentatives d’expulsion collective avaient été refusées par l’Algérie, évoquant le cas d’un ministre qui « s’est permis de prendre les Algériens, les mettre dans des avions et les envoyer vers l’Algérie ».
Abdelmadjid Tebboune a souligné que les personnes concernées par des décisions d’éloignement disposent de droits, y compris lorsque la justice ordonne leur départ. « Il existe des voies de recours », a-t-il rappelé, insistant sur l’existence d’accords bilatéraux entre l’Algérie et la France qui encadrent strictement ces procédures et doivent être respectés.
Il a également indiqué que des mécanismes sont en place afin de permettre aux représentants consulaires algériens de vérifier la légalité des procédures d’éloignement. « Si le consul constate que tout est conforme à la loi, il donne son accord et délivre le laissez-passer », a-t-il expliqué, ajoutant que « personne ne peut humilier l’Algérie ».
Abordant, plus largement, les relations algéro-françaises, le président de la République a choisi de ne pas s’étendre sur le sujet. Il a toutefois tenu à exprimer son respect à l’égard de Mme Ségolène Royal, saluant « son courage, son honnêteté intellectuelle et sa franchise ».
Enfin, interrogé sur la volonté exprimée par le ministre français de l’Intérieur de se rendre à Alger, Abdelmadjid Tebboune a conclu : « La déclaration le concerne, lui. »










