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Mémoire, souveraineté et économie : l’éditorial d’El Djeich défend la trajectoire de la «Nouvelle Algérie»

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Mémoire, souveraineté et économie : l’éditorial d’El Djeich défend la trajectoire de la «Nouvelle Algérie»

Dans son éditorial du numéro 754, la revue El Djeich place la commémoration des massacres du 8 Mai 1945 au cœur d’un discours articulant mémoire nationale, souveraineté, développement économique et renforcement stratégique de l’État algérien.

Publié à l’occasion de la Journée nationale de la mémoire marquant le 81e anniversaire des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, le texte rend hommage aux sacrifices des Algériens tombés sous la répression coloniale française, qualifiée de barbare et de sauvage. L’éditorial estime que ces massacres ont révélé « la détermination inébranlable du peuple algérien » à se libérer du colonialisme, jusqu’à devenir « l’étincelle » ayant conduit au déclenchement de la guerre de Libération nationale du 1er Novembre 1954.

Le magazine militaire considère que cette mémoire constitue aujourd’hui encore « le flambeau » guidant l’Algérie dans son processus de construction nationale et de développement.

Une défense appuyée du bilan économique

Au-delà du volet mémoriel, l’éditorial développe un plaidoyer en faveur de la politique menée dans le cadre de la « Nouvelle Algérie », mettant particulièrement l’accent sur les transformations économiques engagées ces dernières années.

La revue souligne « les victoires successives » obtenues, notamment dans le domaine du développement national et du rétablissement de la confiance des citoyens. Elle évoque une « dynamique sans précédent » touchant plusieurs secteurs stratégiques comme les mines, l’industrie, l’agriculture, le logement, les transports ou encore les start-up.

Le texte met également en avant les « grands projets structurants » déjà réceptionnés ou en cours d’achèvement, tout en insistant sur les efforts de diversification économique et de promotion de l’investissement dans un environnement présenté comme « attractif et sécurisé ».

L’éditorial affirme que les progrès de l’économie algérienne sont désormais reconnus par « différentes institutions financières et économiques internationales », grâce aux réformes engagées par les autorités publiques.

Tebboune cité comme garant de la souveraineté économique

La revue cite longuement le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, également ministre de la Défense nationale et chef suprême des Forces armées.

Le chef de l’État y affirme que l’Algérie poursuit « la construction de son immunité économique » et le renforcement de « ses boucliers de souveraineté » dans un contexte régional et international instable.

Selon le président Tebboune, le pays a engagé un « projet stratégique de développement multidimensionnel », porté par « des volontés nationales sincères » et destiné à concrétiser les aspirations des Algériens.

Une Algérie présentée comme acteur régional incontournable

L’éditorial insiste aussi sur la montée en puissance diplomatique de l’Algérie, présentée comme « une puissance de paix et de stabilité » dont le rôle se renforce sur les scènes africaine, méditerranéenne et internationale.

Le texte souligne que le pays est devenu une destination fréquente pour de nombreuses délégations étrangères civiles et militaires de haut niveau, signe, selon la revue, de la confiance accordée à l’Algérie comme partenaire « fiable » dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et les menaces sécuritaires régionales.

Cette analyse intervient dans un contexte géopolitique mondial que la revue décrit comme particulièrement « complexe » et marqué par de profonds bouleversements des équilibres internationaux.

L’ANP au cœur de la stratégie nationale

L’éditorial revient enfin sur le rôle de l’Armée nationale populaire dans cette stratégie globale de consolidation de l’État.

Selon la revue, l’armée poursuit ses efforts de modernisation à travers le renforcement de ses capacités opérationnelles, l’investissement dans le facteur humain et la modernisation de ses équipements.

Le texte cite également le général d’armée Saïd Chanegriha, qui estime que « la place des États aujourd’hui n’est plus garantie par les gloires du passé », mais par leur capacité à renforcer leurs capacités géostratégiques, économiques, scientifiques et technologiques.

Pour El Djeich, la préservation des acquis nationaux et la poursuite du « projet de renaissance nationale » nécessitent désormais une mobilisation collective des Algériens autour de « l’intérêt suprême de la patrie », face aux « complots » et aux défis auxquels le pays est confronté.

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