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Législatives du 2 juillet : les partis multiplient les appels à une forte mobilisation des électeurs

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Législatives du 2 juillet : les partis multiplient les appels à une forte mobilisation des électeurs
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La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet entre dans sa deuxième semaine avec un message commun porté par les principales formations politiques en lice : la nécessité d’une participation massive des citoyens, et particulièrement des jeunes, afin de consolider les institutions de l’État et de contribuer à la réussite des réformes engagées dans le pays.

Au septième jour de la campagne, les responsables des différents partis ont sillonné plusieurs wilayas pour défendre leurs programmes et tenter de convaincre les électeurs de l’importance de ce rendez-vous électoral.

À Bordj Bou Arreridj, le secrétaire général du Mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, a qualifié ce scrutin d’« étape importante » dans le renouvellement des élites politiques et le renforcement de la représentation démocratique. À l’occasion de l’ouverture de la permanence électorale de son parti, il a mis en avant le choix de candidats « compétents » présentés dans onze circonscriptions électorales afin de garantir, selon lui, une représentation efficace au sein de la future Assemblée populaire nationale.

La question du renouvellement des compétences a également été au cœur du discours de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT). Lors d’un meeting organisé à M’Sila, elle a insisté sur le processus de sélection des candidats de sa formation politique, affirmant que les listes du parti ont été constituées sur la base de la compétence et de l’engagement au service des citoyens. Elle a également estimé que les prochaines législatives représentent une opportunité pour permettre aux jeunes de jouer un rôle plus important dans la vie politique nationale.

Même tonalité du côté du Mouvement de la société pour la paix (MSP). En déplacement à Tissemsilt, son président, Abdelali Hassani Cherif, a exhorté les jeunes à s’impliquer davantage dans la construction du pays. Il a rappelé que le programme de son parti accorde une place importante aux secteurs de l’éducation et de la santé, ainsi qu’aux questions liées à la protection du pouvoir d’achat et à la création d’emplois destinés à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.

Les enjeux économiques ont également occupé une place centrale dans les discours de campagne. À Tiaret, le président du parti El Karama, Mohamed Daoui, a réaffirmé le soutien de sa formation à toute initiative législative servant l’intérêt national. Il a notamment salué les grands projets structurants engagés par l’État, citant l’extension du réseau ferroviaire et le développement de l’activité minière comme des moteurs potentiels de croissance économique, de création d’emplois et de renforcement de la sécurité alimentaire.

À Mascara, le président du parti Sawt El Chaab, Lamine Osmani, a concentré son intervention sur le rôle de l’Assemblée populaire nationale dans le fonctionnement des institutions. Lors de rencontres de proximité organisées dans les communes de Bouhenni et Mactaa Douz, il a appelé les citoyens à participer massivement au scrutin afin de renforcer les institutions de l’État, plaidant pour une relation durable entre les élus et les citoyens fondée sur la compétence, l’intégrité et la confiance.

Dans le Sud du pays, le Mouvement El Bina a également poursuivi sa campagne de terrain. Depuis Ouled Djellal et Biskra, Ahmed Dane, membre de l’instance de coordination du mouvement, a considéré que ces élections constituent une nouvelle étape dans le processus de construction de « l’Algérie nouvelle ». Il a invité les électeurs à choisir les candidats les plus aptes à représenter leurs préoccupations, tout en mettant en avant les importantes potentialités agricoles de la région, notamment dans la filière phoenicicole.

À Annaba, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Mounder Bouden, a insisté sur l’importance de la réussite de cette échéance électorale pour consolider le processus démocratique et renforcer l’image de l’Algérie sur la scène internationale. Il a notamment appelé les électeurs, en particulier dans les wilayas frontalières, à se mobiliser pour élire des représentants capables de porter efficacement les préoccupations locales au sein de l’Assemblée.

Enfin, à Constantine, le président du Front El Moustakbel, Fateh Boutbig, a présenté la participation au scrutin comme un véritable « devoir national ». Selon lui, le futur Parlement devra être suffisamment fort pour accompagner les grandes réformes engagées par le pays. Il a également souligné l’importance d’une jeunesse maîtrisant les nouvelles technologies et l’innovation afin de soutenir le développement économique national.

À mesure que la campagne avance, les formations politiques semblent converger sur un point essentiel : l’enjeu du 2 juillet dépasse la seule compétition électorale et s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer les institutions, encourager la participation citoyenne et répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

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