L’Algérie poursuit sa stratégie de renforcement de la sécurité hydrique en misant sur le dessalement de l’eau de mer. C’est ce qu’a réaffirmé, ce lundi, le ministre d’État, ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, à l’occasion de la signature de trois conventions-cadres de coopération entre la Société algérienne de dessalement de l’eau (SADE), filiale du groupe Sonatrach, et plusieurs institutions nationales spécialisées.
Dans une déclaration à la presse, le ministre a souligné que cette démarche s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a fait de la sécurité hydrique l’un des axes prioritaires de la stratégie nationale de développement durable.
Selon Mohamed Arkab, l’Algérie a adopté une vision claire à l’horizon 2030 afin de sécuriser durablement ses ressources en eau face aux défis climatiques et à l’augmentation de la demande. Cette stratégie repose notamment sur la diversification des sources d’approvisionnement et le recours accru aux ressources non conventionnelles, en particulier le dessalement de l’eau de mer.
« Ces conventions traduisent une volonté commune de renforcer la coopération entre les différents acteurs nationaux et de mobiliser les compétences scientifiques, techniques et industrielles au service du développement durable et de la sécurité environnementale du pays », a-t-il expliqué.
Le ministre a également mis en avant le rôle stratégique du groupe Sonatrach dans la concrétisation de cette politique nationale. À travers la Société algérienne de dessalement de l’eau, le géant énergétique national met à contribution son expertise industrielle, ses capacités d’ingénierie ainsi que son savoir-faire technologique pour accompagner le développement des infrastructures de production d’eau dessalée.
Des résultats déjà significatifs ont été enregistrés. Selon les chiffres communiqués par Mohamed Arkab, l’Algérie dispose actuellement d’une capacité de production d’environ 3,85 millions de mètres cubes d’eau dessalée par jour. Cette capacité permet de couvrir près de 42 % des besoins nationaux en eau potable.
Les pouvoirs publics ambitionnent désormais de franchir un nouveau palier en portant cette contribution à 60 % des besoins du pays d’ici à 2030, consolidant ainsi la place du dessalement comme pilier central de la politique hydrique nationale.
Au-delà de l’augmentation des capacités de production, les accords signés ouvrent également la voie à une nouvelle étape de coopération fondée sur la recherche scientifique, l’innovation et le développement technologique. Les partenaires concernés travailleront notamment au développement de solutions innovantes pour optimiser les procédés de dessalement, améliorer le suivi environnemental des installations et renforcer la formation des compétences nationales.
Pour le ministre, cette approche intégrée doit permettre à l’Algérie de relever les défis liés à la raréfaction des ressources en eau tout en développant une expertise nationale capable d’accompagner les profondes mutations que connaît le secteur de l’eau à l’échelle mondiale.










