L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé, samedi, la validation de 793 listes de candidatures sur les 854 dossiers examinés en vue des élections législatives anticipées prévues le 2 juillet 2026. Au total, près de 10.000 candidats sont désormais en lice, tandis que des milliers de recours ont été introduits devant les juridictions administratives.
Lors d’une conférence de presse, le président de l’ANIE, Karim Khelfane, a précisé que 739 listes ont été retenues au niveau des circonscriptions nationales, représentant 9.422 candidats. Parmi elles figurent 613 listes présentées par 32 partis politiques, une liste issue d’une alliance partisane et 125 listes indépendantes.
À l’inverse, 49 listes regroupant 746 candidats ont été rejetées, dont 36 listes partisanes et 13 listes indépendantes.
54 listes validées pour la communauté nationale à l’étranger
Concernant les circonscriptions de la communauté nationale établie à l’étranger, l’ANIE a validé 54 listes totalisant 432 candidats. Ces listes se répartissent entre 47 listes soutenues par 16 partis politiques, une liste d’alliance et six listes indépendantes.
Douze listes, regroupant 96 candidats et représentant neuf formations politiques, n’ont toutefois pas obtenu le feu vert de l’autorité électorale.
Plus de 9.800 candidats en compétition
Les listes définitivement retenues comptent 9.854 candidats, dont 2.032 femmes, soit 21 % de l’ensemble des postulants.
Les candidats âgés de moins de 40 ans représentent plus de la moitié des prétendants avec 5.304 candidatures, soit 54 % du total. L’ANIE souligne également que 4.673 candidats disposent d’un niveau universitaire, ce qui représente près de 47 % des personnes engagées dans la course électorale.
Plus de 2.300 recours déposés
L’instance électorale a par ailleurs indiqué que les juridictions administratives ont été saisies de 2.370 recours contre les décisions de rejet prononcées lors de l’examen des dossiers.
Selon les chiffres communiqués, 120 recours ont été acceptés, tandis que 2.250 ont été rejetés.
Les principaux motifs de rejet
L’ANIE a détaillé les raisons ayant conduit à l’invalidation de nombreuses candidatures. Le motif le plus récurrent concerne les liens présumés avec « l’argent douteux et les milieux d’affaires suspects », un critère ayant touché 1.762 candidats.
Viennent ensuite les condamnations judiciaires assorties de peines privatives de liberté sans réhabilitation, qui concernent 1.141 candidats, ainsi que l’absence des conditions légales de candidature pour 571 autres postulants.
L’autorité électorale a également relevé plusieurs autres irrégularités, notamment des cas de « nomadisme politique » impliquant 72 candidats, l’absence d’inscription dans la circonscription électorale pour 62 candidats et des soupçons d’influence sur le libre choix des électeurs ou sur le déroulement du scrutin pour 60 candidats.
Des listes écartées pour non-conformité
S’agissant des listes rejetées, l’ANIE évoque principalement le non-respect du nombre légal de candidats, l’insuffisance de signatures de parrainage, le non-respect du quota réservé aux jeunes candidats ou encore l’absence de régularisation des dossiers après notification des anomalies.
Certaines listes ont également été écartées pour non-respect des exigences relatives à la représentation féminine ou au niveau universitaire des candidats.










