Accueil Actualités Entame du Mondial ratée pour l’Algérie : Une leçon argentine pour commencer

Entame du Mondial ratée pour l’Algérie : Une leçon argentine pour commencer

Entame du mondial ratée pour les Verts

L’entrée en lice rêvée s’est transformée en soirée cauchemardesque pour les Verts. Dans un stade de Kansas City entièrement acquis à la cause de l’Albiceleste, l’Algérie s’est inclinée lourdement face à l’Argentine (0-3), portée par un Lionel Messi éternel, auteur d’un triplé qui a fait chavirer tout un stade.

Face à une sélection argentine sûre de sa force et à un public en fusion, les Algériens n’ont jamais réellement réussi à installer leur jeu.

Le premier coup de massue est arrivé à la 18e minute. Sur une inspiration dont il a le secret, Lionel Messi a décoché une frappe somptueuse en lucarne. Un geste de génie qui a immédiatement embrasé les tribunes. Quelques minutes plus tard, à la 32e minute, la star argentine aurait pourtant pu voir son match basculer. Coupable d’une faute appuyée sur Mandi, Messi échappait à une sanction qui semblait pourtant méritée au minimum d’un carton jaune.

Malgré les difficultés, les Verts ont tenté de réagir avant la pause. Chaïbi s’est procuré la meilleure occasion algérienne à la 40e minute avant de tenter sa chance de loin trois minutes plus tard. Sans succès. L’Algérie rentrait aux vestiaires menés mais encore dans le match.

À la reprise, le sélectionneur algérien choisissait de hausser le bloc et d’aller chercher les Argentins plus haut. Une intention louable qui allait pourtant révéler d’autres fragilités. À la 52e minute, un premier tir du numéro 20 argentin était mal repoussé par Zidane. Messi, étrangement seul au point de chute, ne se faisait pas prier pour inscrire son deuxième but.

Offensivement, les Verts ont continué à manquer de justesse. Gouiri voyait une frappe du gauche passer à côté, avant de manquer une énorme opportunité en fin de rencontre.

Entre-temps, Messi avait définitivement scellé le sort de la rencontre. À la 76e minute, l’octuple Ballon d’Or trouvait encore l’ouverture du gauche pour signer un triplé magistral.

Les statistiques de la seconde période pourraient pourtant laisser croire à une réaction algérienne. Avec près de 60 % de possession après la pause, l’EN a davantage tenu le ballon. Mais cette domination est restée largement illusoire. Aucune frappe cadrée au final, peu de mouvements collectifs, des espaces énormes laissés dans les transitions et un manque criant d’agressivité sur les deuxièmes ballons.

Le constat est sévère. Si le premier acte pouvait laisser quelques motifs d’espoir malgré l’erreur fatale du duo Boudaoui-Bentaleb sur le premier but, la seconde période a mis en lumière de nombreuses carences. Les joueurs ont souvent cherché des solutions individuelles, tandis que l’organisation collective s’est effritée au fil des minutes. Messi a bénéficié d’une liberté étonnante dans des zones où un joueur de son calibre ne devrait jamais respirer. Certes l’adversaire était le champion du monde. Certes Lionel Messi demeure un phénomène. Mais l’Algérie lui a grandement facilité la tâche. 

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