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Mondial 2026 : le long périple des fidèles des Verts

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Mondial 2026 : le long périple des fidèles des Verts

De Kansas City à San Francisco, de Los Angeles à Miami, la Coupe du monde 2026 promet une aventure exceptionnelle pour les supporters algériens. Une aventure aussi passionnante que coûteuse, dans des dimensions jamais vues auparavant.

Lorsque le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 sera donné ce jeudi, ce ne seront pas seulement les joueurs qui s’élanceront dans la compétition. Des milliers de supporters algériens entameront eux aussi leur propre marathon à travers l’Amérique du Nord.

Car cette édition historique, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, est celle de tous les records. Jamais une Coupe du monde n’aura été disputée sur un territoire aussi vaste. Pour les amoureux des Verts, habitués à suivre leur sélection aux quatre coins du globe, le défi logistique s’annonce tout simplement colossal.

Avant même d’apercevoir le premier ballon rouler sur la pelouse, il faudra franchir une multitude d’obstacles. Les démarches administratives constituent souvent le premier casse-tête. Entre les démarches compliquées pour les visas, les autorisations de voyage, les correspondances aériennes et les formalités d’entrée sur le territoire nord-américain, le parcours du supporter commence bien avant le stade.

Vient ensuite le choc des distances. Pour les nombreux Algériens qui arriveront d’Europe, d’Algérie ou du Moyen-Orient, les vols long-courriers dépasseront souvent les dix heures de voyage. Quant aux membres de la diaspora installés aux États-Unis et au Canada, ils devront eux aussi parcourir parfois plusieurs milliers de kilomètres pour rejoindre les villes hôtes.

Et ce n’est que le début

Car dans cette Coupe du monde continentale, chaque rencontre ressemble à une expédition. Les stades sont séparés par des distances qui donnent le vertige. Un supporter peut célébrer une victoire dans le Midwest américain avant de devoir embarquer dès le lendemain pour rejoindre une autre ville située à plusieurs heures d’avion.

À cela s’ajoutent les réservations d’hôtels, dont les tarifs flambent à mesure que la compétition approche. Sans oublier le prix des billets des rencontres, les transports locaux, les repas et les imprévus. Très vite, la facture peut atteindre des sommets et transformer ce rêve mondialiste en véritable investissement familial.

Et si les Verts se qualifient pour la phase à élimination directe, l’aventure prendra une nouvelle dimension.

Le premier du groupe J disputera son seizième de finale à Miami le 3 juillet. Le deuxième du groupe prendra la direction de Los Angeles le 2 juillet. Deux destinations séparées par près de 4 000 kilomètres, soit l’équivalent de la distance entre Alger et Moscou.

Pour un éventuel meilleur troisième, le scénario devient encore plus imprévisible. Les supporters devront peut-être mettre le cap, de nouveau, sur Santa Clara, ou bien Seattle, Atlanta, Vancouver ou même rester à Kansas City. Une loterie géographique qui compliquera considérablement les réservations et l’organisation des déplacements.

Dans ces conditions, impossible ou presque de planifier son parcours jusqu’au bout. Beaucoup devront réserver au dernier moment, accepter des tarifs élevés et vivre au rythme des résultats de l’équipe nationale.

Mais ceux qui connaissent les supporters algériens savent déjà que ces obstacles ne suffiront pas à freiner leur passion.

Depuis les rues de Blida jusqu’aux boulevards de Montréal, depuis Marseille jusqu’à Chicago, les fidèles des Verts ont toujours répondu présents lorsque l’équipe nationale avait besoin de son douzième homme. Ils l’ont prouvé en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et au Brésil. Ils le prouveront encore en Amérique du Nord.

Car pour eux, suivre l’Algérie n’est pas seulement assister à des matchs. C’est vivre une aventure collective, porter les couleurs nationales au-delà des frontières et transformer chaque ville hôte en un petit morceau d’Algérie.

Alors oui, les kilomètres seront innombrables. Oui, les billets d’avion feront grimacer les portefeuilles. Oui, les hôtels afficheront des prix parfois déraisonnables.

Mais lorsque retentira l’hymne national et que les tribunes se couvriront de vert, de blanc et de rouge, tous ces sacrifices paraîtront soudain secondaires.

Et une nouvelle fois, des milliers de voix venues des quatre coins du monde feront résonner le slogan devenu légendaire : « One, Two, Three… Viva l’Algérie ! »

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